Glossaire

 

ÉDUCATEUR

Le terme éducateur est utilisé dans son sens large. Il s’agit de toute personne faisant partie de la communauté éducative qui influence et contribue à la formation et l’éducation des élèves, enfants.

 

LA PERSÉVÉRANCE SCOLAIRE

Concept venu du Québec, il met en avant l’idée de faire des efforts (sans tomber dans l’acharnement ou la souffrance) en étant accompagné et celle de continuité du parcours scolaire du jeune, tout en sachant qu’il n’y a pas de modèle de réussite scolaire. La prise en compte est globale. Par ailleurs l’accent est mis sur la prévention du décrochage.

Il s’agit donc d’agir sur la poursuite par les jeunes d’un programme d’étude le plus longtemps possible jusqu’à l’obtention de la certification d’acquis en termes de connaissances et de compétences qui permette une insertion professionnelle qui assure la réalisation de soi.

 

L’ESTIME DE SOI

L’estime de soi est la conscience acquise à travers les années de sa valeur personnelle ainsi que des forces, des qualités et des habiletés qui permettent à une personne de vivre en harmonie avec elle-même et les autres.

Elle constitue une réserve consciente des forces qui l’aident à surmonter des épreuves, c’est en ce sens qu’elle est un passeport pour la vie.

 

LES HABILETÉS SOCIALES

Ce sont les attitudes et les comportements qui permettent à l’individu d’entrer en contact avec les autres, de travailler en équipe et de prendre sa place dans la société.

Accompagner l’acquisition ou le renforcement des habiletés sociales vise donc à développer chez les jeunes les compétences qui, tout au long de la vie, contribueront à permettre conjointement leur bien-être personnel et des relations satisfaisantes avec l’entourage proche et la société.

 

LA PRÉSOMPTION DE COMPÉTENCE

Il s’agit d’une posture éthique, pédagogique et éducative qui consiste à présupposer qu’un individu est apte à apprendre, qu’il possède des compétences, même si celles-ci ne sont pas les premiers éléments que l’on remarque.

Se pourrait-il alors que ce jeune en difficulté, malgré son déficit, ses lacunes, sa problématique parfois lourde, possède des aptitudes et des capacités qu’on ne voit absolument pas lorsqu’il est dans sa zone de trouble ?

Cette approche permet de mettre à jour et de s’appuyer sur les compétences de l’individu et ainsi de mettre en place une approche basée notamment sur le « renforcement positif ».

 

LA RELATION ÉDUCATIVE

« La relation éducative n’est pas un processus de réparation ou de normalisation de l’individu mais elle est un temps et un espace, à la fois instables et sécurisés, au sein desquels une personne requise pour ses compétences en aide une autre à passer du vivre à l’exister. C’est-à-dire à passer d’une manière d’être là au monde sans que la personne concernée l’ait ni voulu ou accepté, et sans qu’elle ait les moyens de faire autrement que de subir les événements et le temps qui passe, à une manière d’être au monde par laquelle elle apprend d’abord à s’accepter telle qu’elle est afin d’advenir à ce qu’elle veut être, au lieu de conformer à ce que d’autres, les parents, les institutions ou la société, voudraient qu’elle soit. Au cours de ce processus, la personne apprend à faire ses propres choix au regard de ses capacités et à devenir pleinement actrice de sa vie »[1].

La relation éducative / pédagogique se caractérise par une rencontre et un échange entre un usager (enfant, jeune, élève) et un éducateur (enseignant, travailleur social, animateur).

Elle ne peut fonctionner que sur un mode d’échange bilatéral, si l’on veut qu’elle soit opérante pour le sujet, celui-ci ayant légitimement besoin d’un retour, d’une marque de confiance pour aller plus loin dans la relation et peut-être s’y engager.

[1] Gaberan Philippe, « Introduction »,  La relation éducative, Toulouse, ERES , «L’éducation spécialisée au quotidien», 2007, 152 pages

 

PARENTALITÉ POSITIVE ET ALLIANCE ÉDUCATIVE

Le terme « parentalité » est une notion multiforme et ambiguë. En 1993, le groupe de recherche sur ce terme, sous la direction de Didier Houzel, définit la parentalité sous trois axes :

  1. « L’exercice de la parentalité » faisant référence aux droits et devoirs en tant que parents ;

  2. « L’expérience subjective de la parentalité » qui renvoie au processus psychique de maturation ;

  3. « La pratique de la parentalité  » mettant en évidence les actes concrets de la vie quotidienne ;

Nous retenons comme définition la Recommandation du Conseil de l’Europe relative aux politiques visant à soutenir une « parentalité positive » qui la définit comme ceci : la parentalité positive « se réfère à un comportement parental fondé sur l’intérêt supérieur de l’enfant qui vise à élever et à responsabiliser l’enfant, un comportement non violent qui lui fournit reconnaissance et assistance, en établissant un ensemble de repères favorisant son plein développement.»

Si l’on retient le fait que la parentalité est un processus à la fois psychique et social alors elle tend à favoriser la notion de coopération, de coéducation et donc la nécessaire alliance éducative à mettre en œuvre entre membres de la communauté éducative et avec les parents.